Bodog, ça ne s’arrange pas
Il y a quelques semaines, Calvin Ayre, fondateur de Bodog, revendait son affaire à Morris Mohawk Gaming. Depuis, il affirme s’être retiré, et vivre à Antigua.
Ce playboy millionnaire, avant de « se retirer », a été le roi de la parade, le prince de la provocation, surtout vis à vis du gouvernement américain : diffusion de spots « gambling » malgré l’interdiction, pub dans les journaux, déclarations tapageuses dans les journaux people… De quoi mettre les agences gouvernementales sur les dents, et provoquer un maximum de contrôles sur les sociétés du groupe !
Si on ajoute à cela quelques échecs cuisants : Bodog Music, Bodog Fights, Bodog TV, un train de vie pharaonique (notamment à Las Vegas), Calvin Ayre semble avoir laissé sa compagnie dans une situation exsangue… Actuellement, 24 millions de $ sont bloqués par le gouvernement américain, sur des compagnies satellites de Bodog. Un réseau de sociétés multiples, difficile à démêler, qui paraissaient toutes alimentées par les bénéfices du poker en ligne, est observé à la loupe par les autorités.
Restent en plus les rumeurs, selon lesquelles Calvin Ayre, officiellement en retraite dorée, serait en fait… toujours à la tête de toute l’organisation.
Tout ceci ne serait qu’une histoire banale de cavalerie financière si… les joueurs de Bodog n’en payaient pas les frais ! Devenu BodogLife ou NewBodog, le site qui réunit poker en ligne, casino et paris sportifs fait payer chèrement à ses joueurs la déconfiture annoncée : à l’heure actuelle, un retrait demandé par un joueur est honoré en moyenne en 40 jours ! Inadmissible, comme l’affirme Gambling IQ (importante association de joueurs en ligne), et de recommander fortement de ne faire aucun dépôt sur Bodog.
Méfiance donc, il y a de très mauvais indicateurs concernant l’existence et la solvabilité de Bodog dans le futur, voire pire si la fumée actuelle révèle un véritable incendie, comme pressenti…
























